Déprogrammation Mentale : Le Manuel d’Éducation Financière Indispensable pour l’Afrique Francophone.
Introduction
L’histoire récente de l’Afrique, notamment celle des nations francophones comme le Cameroun, est marquée par une période prolongée de dépendance et d’aliénation économique. Au-delà de l’exploitation visible des ressources, la colonisation a laissé un héritage plus pernicieux : l’endoctrinement mental et financier, entretenu par un système éducatif “qui se borne à dispenser une connaissance adaptée à la vie professionnelle, tout en ‘oubliant’ l’aspect économique du quotidien”. Ce vide éducatif a permis l’implantation de “fausses croyances, trop communément admises” qui ont conduit des générations à “prendre les mauvaises décisions ou exprimer des avis bien trop tranchés sur le sujet” de l’argent.
Ces schémas, renforcés par une “société de consommation” et un bombardement médiatique constant, condamnent les populations à “vivre uniquement pour travailler” et à une “accumulation nulle”, reproduisant les “schémas parentaux sans se poser de questions”. L’impact est un accroissement inéluctable des écarts entre les riches et les pauvres.
Face à cette réalité, l’urgence n’est plus seulement politique, mais fondamentalement éducative et psychologique. Pour “sortir de la colonisation qu’elles ont encore dans leurs gènes”, les populations africaines et de la diaspora doivent rejeter les “croyances limitatives” et s’approprier les mécanismes spécifiques de l’enrichissement.
L’ouvrage d’Olivier Seban, Tout le monde mérite d’être riche, se présente comme le guide pratique pour cette libération, insistant sur le fait que “l’enrichissement est à la portée de tous à condition de posséder une éducation adaptée au sujet et d’avoir la volonté d’y arriver”. Il nous invite à “laisser tomber vos a priori et tout ce que l’on vous a mis dans le crâne au sujet de l’argent et de son côté sulfureux”. Cet article propose une déconstruction radicale de six mythes économiques post-coloniaux majeurs, en s’appuyant sur les principes infaillibles de l’acquisition de richesse, transformant l’ignorance en action pour prendre enfin le contrôle de son destin financier.
Réfuter les Mythes du Privilège : La Richesse est une Compétence Acquise, non un Don Élitiste
Le narratif souvent entretenu par la structure économique dominante est que la richesse est le fruit de facteurs externes inaccessibles au citoyen lambda : l’intelligence supérieure, la chance, le talent inné, ou l’héritage. Ce mythe, qui justifie la passivité et l’infériorité, doit être réfuté point par point pour que l’individu africain puisse accepter sa pleine capacité à prospérer.
La démolition des faux alibis
L’auteur se confronte directement à la première hypothèse : les riches sont-ils “plus malins” ?. Seban démonte cette idée en deux temps, concernant l’intelligence et la culture. Il cite des études démontrant qu’il n’existe “aucune corrélation directe entre un quotient intellectuel élevé et la richesse accumulée”. D’autre part, si la culture générale était le préalable à la fortune, “les professions intellectuelles comme les enseignants, les professeurs ou les chercheurs seraient parmi les plus riches, ce qui est manifestement faux”. La culture peut être un atout, mais n’est pas une condition obligatoire pour l’acquisition de richesse.
De même, l’idée que les riches sont simplement “toujours au bon endroit au bon moment” (la chance) est écartée comme “marginale”. Il est illusoire de fonder une stratégie d’enrichissement durable sur des gains réguliers aux jeux de hasard. L’héritage, bien que valable, reste “statistiquement rare” et arrive souvent trop tard pour être un levier efficace pour “construire sa propre vie financière”.
Enfin, le talent exceptionnel (sportifs, acteurs) ne concerne qu’une infime partie de la population, un “cas très exceptionnel” qui ne justifie pas l’existence des millions de millionnaires anonymes dans le monde.
Le Véritable Secret : Savoir Comment Acquérir la Richesse
Ayant éliminé toutes les excuses qui justifient l’inaction, Seban révèle le secret, d’une simplicité absolue, qui brise le plafond de verre psychologique imposé par la dépendance :
“Voici le véritable secret de l’enrichissement. Il est tellement simple que vous allez tous penser que c’est évident. Il tient en quelques mots: Certains deviennent riches parce qu’ils savent comment acquérir de la richesse”.
Le savoir-faire pour s’enrichir est une compétence qui peut être “enseignée et apprise par n’importe qui”. La distinction cruciale est de comprendre que “gagner de l’argent et acquérir de la richesse sont deux choses complètement différentes”. L’exemple de Mike Tyson, ruiné malgré avoir gagné “plus de 100 millions de dollars”, illustre que le simple fait de gagner beaucoup ne garantit pas la richesse sans “ignorance des principes de gestion de l’argent”.
La preuve ultime de l’accessibilité de ce savoir est l’histoire des “Tortues”, un groupe de profils variés (institutrice, joueur de poker) formés pendant seulement deux semaines à une méthodologie rigoureuse de succès boursier, qui ont généré 200 millions de dollars. Leur réussite n’était pas due à un don inné, mais au fait qu’elles avaient “appris à le faire”. Cette méthodologie “est la conséquence d’une formation adaptée et non de la chance”.
L’acte de prendre en main son destin financier commence par cette prise de conscience : le succès économique n’est pas un don réservé à l’ancienne métropole ou à une élite locale corrompue, mais “l’application de principes clairement identifiés et parfaitement reproductibles”.
(Pour une analyse détaillée des fondements psychologiques de la richesse qui démystifie l’idée d’une élite financière inaccessible, le lecteur est invité à consulter le résumé PDF de ce livre que j’ai réalisé et la vidéo s’y référant.)
L’Urgence de la Connaissance : Contre l’Ignorance Inculquée, Investissez en Vous
Le rejet par l’école post-coloniale de l’enseignement des “mécanismes de l’argent” a eu pour conséquence que “la plupart des jeunes sont happés par la société de consommation” et le surendettement. L’ignorance n’est pas une simple absence de savoir ; elle est un coût financier exorbitant et le principal obstacle à la libération économique.
Le Coût Mortel de l’Ignorance
Seban insiste sur le fait que la réussite financière est “la conséquence d’une formation adaptée”. Les personnes qui réussissent n’hésitent pas à “investir dans leur propre formation, même si cela a un coût”.
L’auteur le formule comme un avertissement direct aux personnes qui justifient leur inaction par des contraintes budgétaires, un comportement typique des classes défavorisées cherchant à économiser sur ce qui compte le plus :
“Et si vous trouvez la connaissance trop chère, essayez l’ignorance. Vous m’en direz des nouvelles”.
Pour les populations qui partent de zéro, le premier actif est le travail et la capacité à générer un salaire. Mais cet actif ne devient un moteur de richesse que s’il est utilisé “intelligemment”. Le but n’est pas de travailler plus dur, mais de donner à son argent “deux emplois : un pour vous, un autre pour votre argent”.
L’ignorance, en revanche, mène à une “réaction craintive [qui] aura souvent pour effet de paralyser ou de freiner leurs actions au moment opportun,” les faisant “manquer les opportunités qui pourraient les aider à changer de camp”.
La Révolution Psychologique : Passer du “Je ne peux pas” au “Comment y arriver ?”
La tradition et l’environnement économique pessimiste inculquent des “croyances limitatives” telles que “je n’y arriverai pas, je n’ai pas le temps, je n’ai pas les moyens”. Ces barrières psychologiques, souvent intériorisées depuis l’enfance, sont les véritables chaînes de l’asservissement moderne.
Pour engager la rupture, il est vital d’opérer un changement radical de mode de pensée, car l’enrichissement ne peut se faire “si vous ne changez pas vos comportements et surtout votre mode de pensée”.
“Dès aujourd’hui, ne dites plus jamais ‘je ne peux pas’, mais plutôt ‘que dois-je faire pour y arriver ?'”.
Décréter qu’une chose est impossible “vous interdit toutes chances d’y arriver” et ne fait qu’élever une barrière psychologique et économique. Adopter la question positive pousse à la recherche de solutions et permet de surmonter la tendance à “minimiser ou à sous-estimer nos capacités à résoudre le problème”. C’est en faisant cela qu’on commence à mettre en œuvre le savoir acquis et à emprunter le “plus court chemin entre la pauvreté et la richesse.
Le Principe Fondamental de l’Accumulation : Se Payer en Premier pour Inverser la Logique de Servitude
L’un des principaux pièges de la dépendance économique est le cycle de l’accumulation nulle : les dépenses grossissent toujours au même rythme que les revenus. L’individu, qu’il soit salarié ou petit entrepreneur, travaille dur, mais à la fin du mois, ses “nécessités” égalent ses “revenus”. Cette dynamique assure que l’individu paie d’abord “son propriétaire, son supermarché, sa station-service, etc., et qu’il a gardé pour lui-même ce qui restait”.
Pour rompre ce cercle vicieux, la première phase du processus d’enrichissement est l’accumulation.
La Règle d’Or de la Souveraineté Financière
Le moyen le plus efficace de contrecarrer la logique de servitude est d’appliquer la règle d’or sans condition :
“Si vous n’aviez qu’une seule chose à retenir de ce livre, c’est de vous payer en premier. Quelles que soient les conditions, votre environnement, votre niveau de revenu, cela doit devenir votre première priorité”.
Se payer en premier, c’est “prélever systématiquement une part de ses revenus… pour soi-même avant de payer qui que ce soit d’autre, et vivre avec le reste”. Pour s’assurer un avenir serein, les “Riches et futurs riches” se payent idéalement “entre 15 et 20 % de leurs rentrées”.
L’objectif n’est pas d’être radin, mais de créer un “potentiel d’accumulation” qui puisse être investi pour produire de la richesse.
Le Pilote Automatique : L’Impératif de la Discipline
L’accumulation systématique exige une discipline que peu de gens parviennent à maintenir sur le long terme. La solution pour les populations conditionnées à la dépense impulsive est l’automatisation.
“C’est avec votre banque que vous devrez mettre en route le premier pilote automatique. La procédure est simple. Posez le livre et décrochez votre téléphone pour demander à votre banquier de virer systématiquement au moins 10 ou 15 % de votre salaire le premier du mois, vers le placement de votre choix”.
C’est “l’unique chose à retenir du livre” et un moyen d’éviter de “repousser votre plan d’enrichissement au mois suivant”. Le “pilote automatique” transforme l’épargne en une “habitude d’épargner chaque mois… facilement intégrable” dans la gestion quotidienne. Cela crée une “bonne obligation qui vous oblige à vous enrichir au fil du temps”, à l’image d’un crédit contracté pour un actif productif.
En se payant en premier, l’individu se positionne comme sa propre “priorité PRIORITAIRE”, assurant ainsi que sa richesse sera construite et non pas seulement la conséquence de ce qui reste.
Actifs contre Passifs : Comment le Mode PEGR/GEPR Révèle l’Exploitation Invisible
Le narratif économique occidental repose souvent sur la dignité du “travail acharné” (GEPR, Gros Efforts Petits Résultats), un modèle qui, dans un contexte de dépendance, ne fait qu’enrichir les structures externes (propriétaires étrangers, banquiers, actionnaires lointains). L’urgence est de basculer en mode PEGR (Petits Efforts Gros Résultats), c’est-à-dire faire travailler l’argent pour soi.
La Distinction Fondamentale pour la Libération
Le premier pas est de maîtriser la distinction entre un actif et un passif.
“Un actif est quelque chose qui met de l’argent dans votre poche. […] Un passif est quelque chose qui sort de l’argent de votre poche”.
Les actifs incluent le travail (salaire), l’immobilier locatif (loyers), les actions (dividendes) et les placements financiers (intérêts). Les passifs comprennent les impôts, les crédits, et les “nécessités de la vie quotidienne”.
La formule gagnante est simple : “Vous devrez posséder et acquérir plus d’actifs que de passifs“.
L’Évasion du Mode d’Exploitation (GEPR)
Le GEPR est le lot de la majorité, l’individu qui fait un “gros effort” (travail acharné, longues heures) pour un “petit résultat” (payer le loyer, payer les crédits, enrichir son patron ou son propriétaire).
“Un locataire qui travaille dur tout le mois fait un gros effort pour un petit résultat (payer son loyer, qui enrichit le propriétaire)”.
Ce schéma est la parfaite illustration de la perpétuation de l’exploitation économique : le locataire “travaille pour enrichir le propriétaire”.
Le mode PEGR, celui des riches, est à l’opposé : le propriétaire qui encaisse le loyer “ne fait qu’encaisser les loyers” et dépense “quelques minutes par mois pour vérifier que le montant du loyer a bien été versé”.
Pour les populations qui subissent le GEPR dès le début de leur vie économique, l’objectif principal doit être de “passer le plus rapidement possible en mode PEGR” en acquérant des actifs dont les revenus couvriront les nécessités. C’est le chemin vers l’indépendance financière, définie comme le moment où “les revenus nets de vos actifs génèrent suffisamment de rentrées pour couvrir vos nécessités”. C’est un changement de rôle : l’argent, au lieu de vous commander, “deviendra votre plus fidèle serviteur et travaillera pour vous sans relâche 24 h sur 24, 7 jours sur 7”.
Déconstruire le Mythe de la Consommation : Liquider le « Boulet » de la Dette pour Briser les Apparences
La dépendance économique est souvent exacerbée par la pression sociale de l’apparence de richesse (le syndrome “Matuvu”). L’endoctrinement médiatique pousse à la dépense impulsive pour “épater la galerie” et “se payer les jouets de la vie moderne”. Le moyen le plus efficace d’entrer dans le cycle de l’appauvrissement est l’usage du crédit à la consommation, le véritable “boulet” moderne.
Les Crédits à la Consommation : Outils de l’Appauvrissement
Les crédits à la consommation sont un fléau parce qu’ils servent à financer des “passifs qui se déprécient” (comme la voiture neuve ou l’électronique). Ils n’enrichissent “que votre banquier” via les intérêts débiteurs.
L’auteur est catégorique, car ces crédits sont l’outil favori des “pauvres et des classes moyennes pour acheter des apparences de richesse” :
“Pour vous enrichir, vous ne devez jamais contracter de crédits à la consommation”.
L’utilisation du crédit, même “gratuit”, donne “l’illusion que vous êtes suffisamment riche pour le faire” et ne fait qu’alourdir la colonne passif sans générer de revenus. Le bon comportement est de s’enrichir d’abord, et de dépenser après : “Si vous faites le contraire, un jour, vous ne pourrez plus faire ni l’un ni l’autre”.
Dépenser avec la Tête, pas avec les Yeux
Pour pouvoir se payer en premier et se débarrasser de ce “boulet”, il faut adopter une “gestion raisonnée” des dépenses et cesser d’acheter “les yeux fermés”.
“Dépensez avec votre tête, pas avec vos yeux !”.
L’introspection sur les dépenses révèle souvent des “sommes considérables” gaspillées en “superflu” (café, cigarettes, déjeuners à l’extérieur). Un audit des dépenses peut révéler des milliers d’euros (ou des centaines de milliers de FCFA) gaspillés par an dans des “dépenses irréfléchies” qui pourraient être ajoutées à l’accumulation. Le but n’est pas de devenir “radin”, mais de s’assurer qu’une “bonne partie de votre richesse part dans la poche des autres, quelquefois pour des choses que nous n’utilisons pas ou peu”.
La discipline de vie et la gestion intelligente permettent de transformer ces économies en investissement, prouvant que “le simple fait de raisonner vos dépenses peut vous faire gagner une petite fortune”.
(Pour apprendre à réaliser le “grand nettoyage” et à liquider les passifs coûteux, référez-vous au résumé PDF de ce livre que j’ai réalisé et à sa vidéo.)
Le Levier de l’Argent des Autres (ADA) : Maîtriser le Crédit pour s’Enrichir Sans Effort Personnel Initial
Historiquement, l’accès au capital et au crédit était un outil de domination, réservé aux entités coloniales ou aux élites locales. Le postulat de la libération financière est de retourner cet outil contre la dépendance en utilisant l’effet de levier pour “soulever des charges importantes (le prix d’un bien) avec un minimum d’effort”.
L’Immobilier et le Principe d’Archimède
L’obstacle majeur à l’acquisition d’actifs, notamment immobiliers, est le prix élevé. L’effet de levier (ou ADA : Argent Des Autres) résout ce problème en permettant de générer de la richesse sur un capital que l’on ne possède pas entièrement.
En investissement locatif, l’effet de levier utilise deux forces : l’argent de la banque (le crédit) et l’argent du locataire (le loyer).
La règle d’or pour maximiser la rentabilité est de minimiser l’apport personnel :
“Moins vous avancerez d’argent, plus votre rendement sera important”.
L’objectif est d’atteindre l’équation idéale : Loyer = Mensualité. Dans ce montage, “c’est le locataire qui fournira le plus gros de l’effort (GEPR)” pour rembourser l’actif du propriétaire (PEGR), permettant de “s’enrichir sans effort financier personnel majeur”.
L’effet de levier est synonyme de vitesse d’enrichissement. Par exemple, si vous avancez 5 000 € pour acheter un bien locatif de 100 000 € qui s’apprécie de 2,5 % par an (2 500 €), votre rendement sur fonds propres atteint 50 % la première année.
Maîtriser les Réticences Bancaires
Même si les banques imposent des barrières comme le taux d’endettement de 33 %, ce coefficient “n’est pas dicté par aucune loi” ; c’est une barrière de sécurité pour la banque elle-même.
Pour convaincre la banque, il faut leur montrer que vous êtes “quelqu’un de fiable”. La meilleure preuve de fiabilité est d’appliquer la discipline essentielle : “Le meilleur moyen restant encore de vous payer en premier”. La capacité à épargner régulièrement démontre la maîtrise financière et réduit la peur de l’établissement prêteur.
Le principe de l’ADA (Argent Des Autres) n’est pas limité à l’immobilier, il s’étend au TDA (Temps Des Autres) en déléguant à des professionnels, à l’EDA (Expérience Des Autres) en apprenant des experts (comme en lisant des livres) et au TrDA (Travail Des Autres) en créant une entreprise qui utilise des salariés. Ces leviers sont les principes exacts que les riches utilisent pour gagner du temps et “s’enrichir plus rapidement”.
Le Courage de Demander : Négocier son Destin pour Cesser d’Être un Locataire Passif
Dans un contexte de dépendance, la timidité, la peur du ridicule ou le manque de courage sont des freins majeurs à l’enrichissement, car ils empêchent d’accéder à ce qui est pourtant accessible : la négociation. Adopter l’audace, c’est rejeter la passivité économique héritée et se positionner comme acteur.
Le Coût du Manque d’Audace
Le coût du manque de courage est “direct et mesurable”. Refuser de négocier revient à laisser des sommes importantes dans la poche de l’interlocuteur (banquier, vendeur, propriétaire).
“Dans la vie vous n’obtenez jamais ce que vous méritez, uniquement ce que vous négociez”.
L’auteur donne l’exemple d’un achat immobilier à 150 000 € : négocier le taux du prêt (de 4,5 % à 4 %) et obtenir une réduction de 5 % sur le prix de vente permet d’économiser plus de 20 000 €. Cette somme peut être la différence entre un projet irréalisable et un projet qui “vous empêchant ainsi d’acquérir et de vous enrichir”.
Même sur un loyer, il est possible d’obtenir une réduction. Le simple fait d’oser demander, même en situation de force (comme un locataire lié par un bail), peut générer des gains non négligeables, prouvant que les “a priori sont purement subjectifs et constituent des barrières psychologiques que vous avez vous-même érigées”.
Les Clés d’une Négociation Efficace (et Décomplexée)
La négociation est un “jeu subtil” basé sur la relation humaine et le degré d’urgence de l’autre.
- S’adresser au Décideur : La condition sine qua non pour ne pas perdre son temps est que l’interlocuteur ait le pouvoir de décision.
- Adopter une Attitude Positive : Il ne faut pas partir défaitiste. Si on ne demande pas, on ne saura “jamais ce que vous pourrez obtenir”.
- Éviter de Formuler la Première Proposition : Laisser l’autre partie faire le premier pas permet d’évaluer sa marge de manœuvre.
- Négocier les Avantages Annexes : Si le prix est ferme, il faut négocier des bonus (frais de dossier offerts, équipement supplémentaire).
Ce courage est un “talent accessible à tous qui ne vous coûtera rien” et qui augmente directement le pouvoir d’achat. C’est en agissant avec audace que l’on cesse d’être un “joueur” ou un “locataire passif” du système économique et que l’on commence à construire sa propre souveraineté.
(Pour maîtriser les techniques de négociation et augmenter votre pouvoir d’achat sans effort supplémentaire, référez-vous au résumé PDF de ce livre que j’ai réalisé et à sa vidéo.)
Conclusion
La lutte pour la véritable indépendance économique en Afrique francophone et au sein de sa diaspora passe par une décolonisation de l’esprit financier. L’ennemi n’est pas tant le manque d’opportunités que le poids des “croyances limitatives” et l’ignorance des mécanismes qui régissent la richesse.
En appliquant les principes tirés de cet ouvrage, nous constatons que l’enrichissement n’est pas une question de chance ou de privilège, mais la conséquence directe de l’Action et de l’Éducation adaptée. L’État providence étant en déclin (“fabrique des pauvres toujours plus dépendants”), la prise en charge de son propre avenir est un devoir impérieux.
Le chemin de la liberté financière est balisé par un plan d’action en trois phases :
- L’Accumulation Forcée : Adopter la discipline inébranlable de se payer en premier, en automatisant le prélèvement d’au moins 10 % de ses revenus via le “pilote automatique”.
- Le Grand Nettoyage : Liquider sans concession les “boulets” (crédits à la consommation) et traquer les dépenses superflues en apprenant à dépenser “avec votre tête, pas avec vos yeux !”.
- L’Investissement Intelligent : Utiliser le capital accumulé pour acquérir des actifs qui mettent de l’argent dans la poche (Mode PEGR) et utiliser l’effet de levier (ADA) pour s’enrichir plus rapidement sur le capital des autres.
Le plus grand obstacle à surmonter est la procrastination et la peur de perdre, qui paralysent l’action. Il est crucial de se rappeler que “le temps est le facteur le plus puissant de l’enrichissement” et que “Plus tôt vous commencerez, plus vite vous vous enrichirez”. L’éducation financière est le meilleur investissement possible, car plus vous vous formerez, plus vous serez capable de saisir les opportunités et de vaincre la peur.
L’argent est un outil puissant pour atteindre la sérénité, garantir l’avenir de ses enfants et gagner la liberté d’esprit. En maîtrisant son argent et en le faisant travailler sans relâche, vous ne faites pas que vous enrichir, vous engagez un acte de souveraineté personnelle, prouvant que “personne n’est meilleur que vous et personne n’est plus intelligent que vous”.
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