Passer de la force coloniale au pouvoir souverain
Introduction

Le narratif imposé à l’Afrique francophone, et au Cameroun en particulier, a longtemps été celui d’une série linéaire de causes et d’effets : colonisation, dépendance économique, et endoctrinement médiatique. Pour beaucoup, la solution réside dans la lutte, la manifestation ou la confrontation politique. Pourtant, le Dr David R. Hawkins nous enseigne dans son œuvre magistrale, Pouvoir contre force, que le monde observable n’est qu’un monde d’effets. Pour changer l’Afrique, il ne suffit pas de manipuler les effets extérieurs ; il faut s’adresser à la source invisible des comportements humains : la conscience.
La colonisation n’est pas seulement un fait historique ; elle est devenue un “champ d’attracteur” de basse énergie (la Peur, la Colère, l’Orgueil) qui continue de régir les comportements à travers les gènes et la culture. Sortir de ce paradigme exige un saut qualitatif de la conscience. Il s’agit de cesser d’utiliser la “force”, qui crée toujours une contre-force, pour s’aligner sur le “pouvoir” véritable, qui est immobile, total et invincible. Cet article explore comment les outils cliniques de la kinésiologie et de la dynamique non linéaire peuvent servir de levier pour la décolonisation mentale et la souveraineté réelle du peuple africain.
1. La Responsabilité : Sortir de l’état de victime pour retrouver son pouvoir
L’endoctrinement colonial a réussi à implanter une structure de perception où l’Africain se voit souvent comme l’objet passif des décisions de l’Occident. Sur l’échelle de la conscience de Hawkins, cet état de victime se situe en dessous du niveau critique de 200, là où la vie est perçue comme un fardeau ou une menace. Le passage au niveau 200 (le Courage) est le seuil de l’intégrité et de la productivité.
Comme le souligne le livre à la page 150, paragraphe 11 (dans la version française citée ici au chapitre 3) :
« En prenant la responsabilité pour les conséquences de ses propres perceptions, l’observateur peut transcender son rôle de victime, parvenant à comprendre que “rien n’a de pouvoir sur lui”. ».
Pour le citoyen africain, la responsabilité n’est pas une culpabilité, mais une récupération d’énergie. En cessant de blâmer l’extérieur pour chaque échec, il retire à “l’autre” le pouvoir de définir sa réalité. C’est en changeant le “film” intérieur (les attracteurs de la conscience) que les images sur “l’écran” de la réalité nationale changeront. Pour comprendre la mécanique précise de ce basculement, je vous invite à consulter le résumé PDF de ce livre que j’ai réalisé, qui détaille comment le niveau 200 transforme la survie en pouvoir.
2. Le Discernement : Démasquer la fausseté des narratifs extérieurs
Le bombardement médiatique occidental utilise la “Force” (la persuasion, la rhétorique, la peur) pour dominer la psyché collective. La faiblesse fondamentale de l’humanité, selon Hawkins, est son incapacité innée à distinguer la vérité de la fausseté par l’intellect seul.
À la page 564, paragraphe 1, l’auteur affirme de manière radicale :
« L’espèce humaine n’a pas la capacité de reconnaître la différence entre la vérité et la fausseté. ».
Cette vérité renversante explique pourquoi des populations entières peuvent être maintenues dans l’ignorance malgré un accès massif à l’information. L’Africain moderne doit apprendre à utiliser sa “boussole innée” — la réaction kinésiologique de son propre corps — pour valider ce qui soutient la vie et ce qui l’affaiblit. La sagesse ne consiste plus à accumuler des diplômes coloniaux, mais à “simplement éviter ce qui rend faible”. En recalibrant les informations reçues des médias, le peuple peut rejeter les attracteurs négatifs avant qu’ils ne pénètrent le subconscient.
3. Le Pouvoir contre la Force : L’exemple de la souveraineté par les principes
La colonisation s’est appuyée sur la “Force” (armée, lois coercitives, exploitation égoïste). Or, la force est incomplète et doit être constamment nourrie, alors que le pouvoir est total et ne requiert rien de l’extérieur. L’histoire prouve que la force finit toujours par perdre face au pouvoir des principes nobles.
Hawkins cite l’exemple de Gandhi pour illustrer cette dynamique à la page 312, paragraphe 2 :
« Gandhi démontra, aux yeux de l’univers, le pouvoir de l’altruisme contre la force de l’intérêt propre. ».
Gandhi a vaincu l’Empire britannique (calibré à 175, le niveau de l’Orgueil) en s’alignant sur des principes universels de dignité humaine calibrés à 700. L’Afrique francophone n’a pas besoin de plus de force militaire ou de violence (qui ne sont que des attracteurs faibles créant des contre-forces). Elle a besoin de leaders et de citoyens dont la motivation est le service, l’intégrité et l’excellence. Un seul individu s’élevant vers l’amour et la vérité (niveau 500+) peut contrebalancer la négativité de centaines de milliers de personnes situées sous le niveau 200. Visionnez la vidéo de cet ouvrage pour découvrir comment cette physique de la conscience peut révolutionner la politique africaine sans effusion de sang.
4. Le Génie Africain : Reconnecter avec la base de données universelle
La scolarisation coloniale a souvent été conçue comme une limite, un “paradigme suranné” fondé sur la logique newtonienne linéaire. Pourtant, Hawkins révèle que chaque être humain, par sa naissance, a accès au génie car il est connecté à la base de données de la conscience humaine même.
Le livre explique à la page 76, paragraphe 4 :
« Le mental humain individuel est comme un terminal d’ordinateur connecté à une gigantesque base de données. La base de données est la conscience humaine même, dont notre connaissance n’est qu’une expression individuelle, mais avec ses racines dans la conscience commune de tout le genre humain. ».
Cela signifie que le savoir nécessaire pour reconstruire le continent, pour innover dans les sciences et les arts, n’est pas la propriété de l’Occident. C’est une ressource universelle. En élevant son niveau de conscience par la “bonne volonté” (niveau 310), l’Africain accède à des solutions non linéaires aux problèmes que la “raison” coloniale juge insolubles. L’urgence est de sortir de la “cécité paradigmatique” pour reconnaître le génie qui réside déjà en soi.
5. La Santé et l’Énergie : Guérir des traumatismes du passé
La méchanceté subie, le ressentiment et la haine envers l’oppresseur, bien que compréhensibles, sont des poisons physiologiques. Hawkins démontre que les pensées hostiles provoquent une libération d’adrénaline catabolique qui affaiblit le système immunitaire et rend le corps “faible”.
À la page 436, paragraphe 10, Hawkins prévient :

La véritable décolonisation passe par la guérison spirituelle. Pardonner (niveau 350) n’est pas une faiblesse, c’est une décision pragmatique pour retrouver sa propre vigueur physique et mentale. Le rire et la compassion sont des outils de guérison plus puissants que n’importe quelle action législative. C’est en purifiant son champ d’énergie que le peuple africain redeviendra fort, car “ce qui soutient la vie est soutenu par la vie”. Pour approfondir cette approche holistique de la santé nationale, reportez-vous une fois de plus au résumé PDF de ce livre, où j’ai synthétisé les liens entre émotions et méridiens d’énergie.
Conclusion
Le futur de l’Afrique ne dépend pas d’un changement de “maître” ou d’une aide extérieure, mais d’un changement de contexte de la conscience. Comme le Dr Hawkins l’affirme, l’homme ne vit pas par les forces qu’il contrôle, mais par le pouvoir de sources non révélées. En choisissant délibérément l’honnêteté, le courage et la compassion, l’Africain moderne brise les structures d’attracteurs de la colonisation qui sont encore “dans ses gènes”.
La vérité n’a pas besoin d’être défendue ; elle est évidente en soi. En élevant notre niveau de conscience collectif au-dessus de 200, nous entrons dans une ère où l’humanité africaine devient enfin responsable de ses propres actes et de sa destinée. La lumière du discernement dissipe l’obscurité de l’endoctrinement sans avoir besoin de l’attaquer.
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