6 Secrets pour Décolonisez Votre Esprit, Multipliez Votre Richesse

L’urgence de démanteler le système éducatif et financier de l’ère industrielle pour une souveraineté africaine.

Introduction

Pendant des décennies, le continent africain, et en particulier l’Afrique francophone, a été soumis à des systèmes d’éducation et des narratives économiques conçus pour servir des intérêts extérieurs, et non pour cultiver l’autonomie et la richesse locale. L’éducation coloniale, souvent de qualité inférieure et axée sur la mémorisation plutôt que sur la pensée critique, a contribué à maintenir une grande partie de la population dans une dépendance structurelle, renforcée par un bombardement médiatique occidental qui définit les critères de la “réussite”.

Il est impératif aujourd’hui de procéder à une révolution interne en rejetant les idées reçues de l’ère industrielle qui nous ont été léguées, et qui ne sont plus adaptées à la réalité économique et informationnelle actuelle. Ces idées, centrées sur la recherche de la sécurité de l’emploi et de l’épargne, forment un “piège financier” qui empêche l’épanouissement personnel et la souveraineté collective.

Pour se libérer de cette emprise encore présente dans les esprits, il est essentiel de développer une intelligence financière et de découvrir le génie inné de chaque individu. Notre objectif n’est pas de succéder aux systèmes coloniaux par de nouveaux dogmes, mais de créer une nouvelle culture de l’autonomie, où la réussite est définie par la liberté d’être qui l’on est. Le véritable pouvoir de l’argent ne réside pas dans l’argent lui-même, mais dans les idées que nous nourrissons et les distinctions que nous sommes capables de faire. Il est temps de mettre fin à la dépendance, de transformer notre perception de l’éducation et de l’argent, et de s’assurer que nos enfants ne terminent pas dans la vaste catégorie de ceux qui nécessitent un soutien familial ou gouvernemental à la fin de leur vie.

Pour cet article nous allons utiliser le livre Nos enfants riches et brillants de Robert T. Kiyosaki, donc nous avons aussi réalisé une vidéo éducative pour vous et vos enfants.

I. Le Piège de l’Éducation Occidentale : L’École, Usine à Employés et Soldats

L’un des héritages les plus insidieux de la période coloniale est le système éducatif, dont la structure est loin d’être un modèle neutre de transmission du savoir. L’éducation est plus cruciale que jamais dans notre ère de l’information rapide, mais la question fondamentale demeure : l’éducation reçue est-elle adéquate pour faire face aux défis du nouveau monde?

L’histoire révèle que le système éducatif utilisé par la plupart des nations anglophones, et par extension adapté dans les territoires colonisés, est un modèle conçu en Prusse il y a plusieurs siècles.

Ce système n’a pas été conçu pour éduquer des citoyens autonomes, mais pour créer de bons soldats et employés.

Le terme même de «kindergarten» (jardin d’enfants) en est une illustration, signifiant un «jardin d’enfants pour l’État à éduquer, ou à endoctriner». L’objectif était de retirer la responsabilité de l’éducation aux parents pour former des individus qui serviraient au mieux les besoins de l’État.

En Afrique, ce modèle a créé une élite académique, mais a laissé la majorité avec une formation obsolète, incapable de s’adapter aux changements rapides de l’ère de l’information. Dans ce système, l’accent est mis sur l’intelligence verbale-linguistique, mesurée par le QI académique, marginalisant ainsi d’autres formes de génie, comme l’intelligence corporelle-kinesthésique ou l’intelligence spatiale, qui apprennent mieux par l’action et la pratique.

Notre système scolaire actuel est comparable à un « alligator, un reptile qui a survécu même après l’extinction des dinosaures ». Il est conçu pour sa propre survie et est résistant au changement, même si cela signifie administrer des drogues aux enfants hyperactifs plutôt que de modifier son rythme d’enseignement.

La critique va plus loin : la méthode consistant à retirer le sujet d’intérêt de l’apprentissage pour le décomposer en éléments (mathématiques, écriture, science) rend l’éducation ennuyeuse et prive l’enfant de son intérêt initial. L’école se transforme ainsi non pas en un système d’épanouissement, mais en un «système d’élimination». Pour rompre avec cet héritage, il est vital d’encourager les enfants à chercher leur propre voie d’apprentissage, même si elle est non conventionnelle, et de valoriser leur génie personnel plutôt que de se focaliser sur des notes qui n’auront aucune importance pour leur banquier à l’âge adulte.

Si vous souhaitez approfondir l’analyse de cette défaillance structurelle et des moyens de la contourner, je vous invite à consulter notre résumé PDF du livre ainsi que sa vidéo de présentation.

II. Le Mythe de la Sécurité de l’Emploi : Les Règles du Jeu Ont Changé

L’une des doctrines les plus dommageables importées par la colonisation est la quête d’un emploi sûr et stable. Pour nos grands-parents qui ont vécu l’après indépendance et la rencontre avec l’êre industrielle, la sécurité de l’emploi était primordiale. Cependant, dans l’ère de l’information actuelle, cet adage est devenu un piège, une formule perdante.

À l’ère industrielle, on vous disait d’aller à l’école, d’avoir de bonnes notes, de trouver un emploi sûr avec des avantages et d’y rester toute votre vie, en comptant sur l’entreprise et le gouvernement pour prendre soin de vous à la retraite. Mais les règles ont radicalement changé.

Aujourd’hui, il est attendu que vous trouviez un emploi, puis que vous vous reconvertissiez pour cet emploi, puis que vous trouviez une nouvelle entreprise et un nouveau travail, puis que vous vous reconvertissiez encore. La quantité d’informations double tous les 18 mois, ce qui signifie que pour rester pertinent, « vous devez virtuellement tout réapprendre tous les 18 mois ». Le savoir que vous possédez devient obsolète très rapidement.

Ce changement a des conséquences financières dévastatrices que le système éducatif ne prépare absolument pas à affronter:

  • Responsabilité de la retraite : À l’ère industrielle, l’employeur était responsable de votre plan de retraite. Aujourd’hui, vous êtes responsable de votre propre plan de retraite.
  • Valeur du travailleur : À l’ère industrielle, plus vous vieillissiez, plus vous deveniez précieux. À l’ère de l’information, plus vous vieillissez, moins vous devenez précieux pour de nombreuses entreprises.
  • Obsolescence précoce : Votre enfant pourrait être considéré comme obsolète dès l’âge de 30 ans et aura besoin de plusieurs formules professionnelles gagnantes pour survivre. L’article cite des études montrant que dans certains métiers (designer graphique, avocat), l’âge de 35 ans peut déjà marquer la fin de la période où l’on atteint le sommet.

Se fier uniquement à une éducation académique solide pour une sécurité d’emploi est donc une erreur fatale. Le futur n’appartient pas à l’enfant qui quitte l’école avec les meilleures notes, mais à celui qui a la meilleure formule d’apprentissage, capable de changer et de s’adapter plus rapidement que ses pairs.

III. L’Idéologie Richesse contre la Réalité Académique : Le Banquier ne Demande Pas Votre Bulletin

Le narratif occidental nous conditionne à croire que les bonnes notes et les diplômes prestigieux sont la clé du succès et de la richesse. Pourtant, la réalité du monde post-scolaire démontre que le véritable bulletin de notes de l’adulte est le relevé financier, une notion que le système éducatif omet délibérément d’enseigner.

L’une des leçons les plus percutantes pour déconstruire cette idolâtrie des diplômes est la remarque que le banquier du « père riche » n’a jamais demandé ses notes.

« Mon banquier ne m’a jamais demandé mon bulletin de notes. Tout ce que mon banquier veut voir, ce sont mes états financiers ».

L’état financier est, pour l’adulte, ce que le bulletin scolaire est pour l’élève: un outil de mesure. Il indique si l’individu s’améliore financièrement, où il a des difficultés, et quelles corrections il doit apporter. La majorité des gens quittent l’école sans savoir ce qu’est un état financier, ce qui les rend aveugles face à leur propre santé économique.

Pourtant, d’après une étude gouvernementale, sur 100 personnes atteignant l’âge de 65 ans, une seule est riche, quatre sont à l’aise, cinq travaillent encore, et cinquante-six ont besoin du soutien du gouvernement ou de la famille. Le succès de l’éducation ne se mesure pas le jour de la remise des diplômes, mais au moment de la retraite.

Le fait de ne pas enseigner la littératie financière (la capacité à lire et comprendre un état financier) fait que beaucoup de personnes très éduquées (médecins, avocats, enseignants) se retrouvent dans les mêmes difficultés économiques que les moins éduqués. Elles travaillent dur pour l’argent, mais ne savent pas comment faire travailler l’argent pour elles, faute d’avoir développé leur intelligence financière.

C’est pourquoi, pour assurer la sécurité de l’avenir africain, il faut absolument fournir à la jeunesse les compétences nécessaires pour devenir financièrement éduquée. L’éducation académique et professionnelle est insuffisante ; elle doit être complétée par une éducation financière solide pour garantir que l’on ne finisse pas financièrement démuni après une vie de labeur.

Pour comprendre les outils simples utilisés pour mesurer votre intelligence financière — votre “bulletin d’après-école” — je vous encourage vivement à consulter notre résumé PDF du livre et sa vidéo d’accompagnement.

IV. L’Impératif de l’Idée : Débloquer le Génie Financier et le Pouvoir sur l’Argent

La sortie de la dépendance économique coloniale commence par une transformation de la pensée. La richesse, selon le père riche, est avant tout une idée.

Lorsque les gens se demandent s’il faut de l’argent pour faire de l’argent, la réponse est non : «L’argent vient de vos idées simplement parce que l’argent n’est qu’une idée».

La colonisation mentale a souvent ancré une perception limitante de soi et de l’argent, nous poussant à penser: «Je ne peux pas me le permettre». Cette phrase est auto-réalisatrice ; elle ferme l’esprit à toute possibilité. Pour libérer son génie financier et acquérir le pouvoir sur l’argent, il faut remplacer cette phrase par une question : « Comment puis-je me le permettre ? ».

En posant cette question, on ouvre l’esprit à l’examen des possibilités d’accumulation de richesse. C’est un changement de perception qui renforce la conviction intérieure que l’on est capable de devenir riche, indépendamment des notes scolaires ou du salaire.

Le véritable pouvoir sur l’argent s’acquiert lorsqu’on réalise qu’on n’a pas besoin d’argent. « Si vous n’avez pas besoin d’argent, vous ferez beaucoup d’argent. Les gens qui ont besoin d’argent ne deviennent jamais vraiment riches. C’est ce besoin qui vous prive de votre pouvoir. Vous devez travailler dur et apprendre à ne jamais avoir besoin d’argent ».

Cette philosophie est le fondement de l’entrepreneuriat et de l’investissement : chercher la liberté plutôt que la sécurité du salaire. Le pouvoir de l’idée est si fort qu’il peut falloir des « tonnes d’éducation pour changer une once de perception » erronée. Les idées et les perceptions limitantes sont souvent transmises de parent à enfant, expliquant pourquoi tant de personnes restent piégées financièrement, même après avoir travaillé dur toute leur vie.

Pour l’Afrique, où l’argent a longtemps été un outil de contrôle extérieur, il est essentiel de redéfinir l’argent comme un outil de liberté et de création, et non comme un instrument d’asservissement.

V. Le Mensonge Mortel de l’Épargne et de la Dette : Pourquoi “Les Épargnants Sont des Perdants”

Le conseil de l’ère industrielle — « Allez à l’école, trouvez un bon travail et épargnez de l’argent » — est une autre illusion à démanteler, en particulier pour les peuples qui cherchent à bâtir leur propre autonomie financière.

Le père riche enseignait que « les épargnants sont des perdants ». Cette affirmation n’est pas un rejet de la prudence, mais une mise en garde contre la passivité financière. Dans le système financier actuel, il existe des lois qui découragent l’épargne et récompensent l’endettement.

Voici la réalité nue, révélée par l’analyse du flux de trésorerie (cash flow):

  1. L’Épargne est Taxée : Si vous épargnez, l’intérêt que vous gagnez est généralement imposable. Si vous recevez 4% d’intérêt, mais que l’inflation est de 4%, vous ne progressez pas. Une fois que le gouvernement prend sa part d’impôt sur les intérêts, vous perdez de l’argent sur votre épargne.
  2. L’Endettement est Subventionné : Dans de nombreuses nations occidentales, on reçoit des avantages fiscaux pour être endetté (par exemple, les intérêts hypothécaires ou certaines dettes d’entreprise). Le système est conçu pour punir ceux qui travaillent et épargnent, et récompenser ceux qui empruntent et dépensent.

Le mythe le plus répandu, souvent transmis de génération en génération, est que la maison est un actif. C’est une distinction cruciale qui doit être comprise pour sortir du piège de la classe moyenne.

La Règle de l’Actif et du Passif : L’intelligence financière est la capacité de faire des distinctions plus fines. Le père riche a simplifié cette distinction vitale :

« Les actifs mettent de l’argent dans votre poche. Les passifs retirent de l’argent de votre poche ».

Pour la majorité des gens, la maison est un passif (hypothèque, taxes, entretien) et non un actif, car elle draine de l’argent hors de leur poche. Le même principe s’applique aux voitures de luxe et aux “doodads” (gadgets coûteux).

Si une personne perd son emploi, « les actifs la nourriront. Les passifs la dévoreront ». Beaucoup de gens ne peuvent pas arrêter de travailler parce qu’ils achètent des passifs qu’ils croient être des actifs.

Au lieu de se concentrer sur l’épargne, l’individu doit se concentrer sur la vélocité de l’argent : la rapidité avec laquelle l’argent investi revient pour être réinvesti dans d’autres actifs. C’est le secret pour que l’argent travaille dur pour soi, et non l’inverse.

Pour visualiser concrètement ces distinctions et comprendre l’impact d’un mauvais flux de trésorerie, regardez la section dédiée dans notre résumé PDF du livre et sa vidéo d’accompagnement.

VI. Redéfinir le Succès : Devenir le Maître de sa Propre Liberté (et de son Propre Génie)

Le modèle de réussite occidental, importé et vanté par les médias, est souvent synonyme de conformité, d’un seul emploi à vie et d’une seule définition de l’intelligence. Pour décoloniser l’esprit, il faut rejeter cette vision unique et affirmer la multiplicité des génies humains.

Le succès, c’est la liberté d’être qui vous êtes.

Chaque enfant naît avec le potentiel d’être riche et intelligent. Ce génie est souvent « étouffé » ou ignoré par un système éducatif qui ne reconnaît qu’une seule forme de génie : le verbal-linguistique (QI académique).

En réalité, il existe de multiples formes d’intelligence, identifiées par Howard Gardner et d’autres, notamment:

  • Logique-Mathématique
  • Corporelle-Kinesthésique (apprendre par la pratique, l’action)
  • Spatiale (artistes, designers)
  • Interpersonnelle (communication, leadership)
  • Intrapersonnelle (intelligence émotionnelle, contrôle de soi face à la peur de l’échec)

L’intelligence intrapersonnelle (ou génie émotionnel) est peut-être la plus importante, car elle dicte la réaction face à la peur de commettre des erreurs ou d’échouer. De nombreuses personnes intelligentes et bien notées échouent dans le monde réel car elles vivent dans la terreur de l’erreur.

« Si l’on vous a appris à craindre de faire des erreurs, votre créativité est mutilée, voire écrasée ».

Le véritable objectif de l’éducation est de « faire sortir » (du latin educare) le génie inné de l’enfant, et non d’en « entasser » l’information. Un bon parent doit veiller à protéger la perception de soi de son enfant contre le système qui pourrait l’étiqueter comme « stupide » ou « handicapé ».

En encourageant les enfants à trouver leur propre formule gagnante et à utiliser leur génie (que ce soit en construisant des choses physiquement, en communiquant ou en analysant les nombres), on leur donne la confiance nécessaire pour survivre et prospérer en dehors des structures obsolètes de l’emploi salarié. La réussite provient de l’audace de faire des erreurs en étant jeune, car « le plus grand risque de tous est d’attendre trop longtemps pour commencer à faire ces erreurs ».

Conclusion

Le chemin vers l’autonomie et la souveraineté économique, souvent désigné comme une décolonisation des structures, commence par une décolonisation de l’esprit. Les modèles d’éducation et de réussite importés de l’ère industrielle (emploi salarié à vie, épargne passive, primauté des diplômes) sont non seulement dépassés, mais ils constituent des pièges financiers actifs qui maintiennent la dépendance.

Pour renverser ce narratif, il est essentiel de :

  1. Valoriser l’intelligence financière sur l’intelligence académique.
  2. Transformer la peur de la dette en une compréhension de la dette intelligente (celle qui finance des actifs).
  3. Remplacer la recherche de la sécurité de l’emploi par la quête d’actifs qui travaillent pour nous.
  4. Protéger le génie et la créativité des enfants contre un système qui les juge sur un seul critère obsolète.

L’éducation la plus importante n’est pas celle reçue à l’école, mais celle que l’on acquiert chez soi, par l’action, le jeu, et l’exemple. Comme l’a dit le père riche : « On ne devient pas riche au travail. On devient riche à la maison ». C’est en faisant ce « travail à la maison » — en changeant nos perceptions, en apprenant les lois de l’argent et en cultivant notre génie d’entrepreneur — que nous créons notre propre liberté.

C’est dans l’action et l’abandon des vieilles formules que réside la véritable liberté.

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