Redécouvrir sa puissance intérieure à travers le témoignage d’Anita Moorjani
Depuis trop longtemps, l’Afrique noire, et singulièrement notre Afrique francophone dont le Cameroun est un vibrant pilier, semble enchaînée à des paradigmes qui ne lui appartiennent pas. Nous avons été abreuvés de récits mystiques non vérifiés et d’endoctrinements religieux qui, sous couvert de spiritualité, ont instillé une peur viscérale : celle de la mort, du jugement et d’un au-delà terrifiant. Cette peur n’est pas anodine ; elle est une prison invisible utilisée pour affaiblir les consciences et maintenir les populations dans une forme de soumission et d’exploitation.
Pourtant, au cœur de cette obscurité, des voix s’élèvent pour nous rappeler notre véritable nature. L’ouvrage d’Anita Moorjani est l’une de ces voix. En revenant d’une expérience de mort imminente (EMI) après avoir été consumée par un cancer terminal, elle nous offre les clés d’une décolonisation mentale et spirituelle sans précédent. Pour une vision globale de son parcours, je vous invite d’ailleurs à consulter le résumé PDF de ce livre que j’ai réalisé pour vous.
Voici cinq idées fondamentales, extraites de cette œuvre, pour nous aider à briser ces chaînes et à reprendre le pouvoir sur nos vies.
1. La peur : Le véritable poison de l’âme et du corps
Le premier levier de l’oppression est l’instillation de la peur. On nous a appris à craindre Dieu, à craindre les ancêtres, à craindre le “mauvais œil” et surtout, à craindre la maladie et la fin de la vie. Anita Moorjani démontre que c’est précisément cette peur qui nous rend malades et vulnérables. Elle écrit :
« Je peux résumer la réponse en un seul mot : la peur. De quoi avais-je peur ? De presque tout, y compris de l’échec, de ne pas être aimée, de décevoir les gens et de ne pas être à la hauteur. Je craignais aussi la maladie… J’avais peur de vivre et j’étais terrifiée à l’idée de mourir. »
Dans nos contextes, cette peur est souvent exploitée par des discours qui nous maintiennent dans une attente passive ou une terreur de l’avenir. Comprendre que la peur est un choix interne, et non une réalité imposée, est le premier pas vers la responsabilisation. Comme je l’explique dans ma vidéo dédiée à ce sujet, la peur de la mort est le verrou qui ferme la porte de notre liberté. Si nous n’avons plus peur de mourir, nous ne pouvons plus être manipulés.
2. La religion comme chemin, non comme vérité absolue
L’endoctrinement nous a souvent fait croire qu’une seule voie était valable et que tout écart menait à la damnation. Anita, ayant grandi entre l’hindouisme, le catholicisme et les traditions chinoises, a découvert que la vérité est bien plus vaste que les dogmes. Sa mère lui a enseigné une leçon que chaque Africain devrait méditer :
« La religion est juste un chemin pour trouver la vérité : la religion n’est pas la vérité. C’est juste un chemin. Et différentes personnes suivent différents chemins. »
Cette perspective libère l’individu du poids des récits mystiques invérifiables qui servent souvent à diviser les communautés. Elle nous encourage à chercher la divinité non pas dans des structures extérieures oppressantes, mais à l’intérieur de nous-mêmes.
3. La magnificence innée contre le sentiment d’infériorité
L’un des plus grands préjudices de l’endoctrinement occidental a été de faire croire aux populations africaines qu’elles étaient “moins que rien” ou qu’elles devaient “travailler” pour mériter l’amour divin ou le respect international. Le livre nous rappelle que notre valeur est un droit de naissance, inaltérable :
« Nous venons dans cette vie en connaissant notre magnificence. Je ne sais pas pourquoi, mais le monde semble l’éroder à mesure que nous grandissons. »
Sortir de l’ignorance, c’est refuser de laisser le monde — ou des systèmes d’exploitation — éroder cette conscience de notre propre valeur. Nous n’avons pas à devenir “plus” ; nous devons simplement nous souvenir de qui nous sommes déjà. Pour approfondir ces concepts et comprendre comment Anita a redécouvert cette valeur, relisez le résumé PDF.
4. L’unité : Briser les barrières de la séparation
La peur se nourrit de la séparation : “nous contre eux”, “le bien contre le mal”, “ma tribu contre la tienne”. Ces divisions sont le terreau de l’exploitation. Anita a perçu dans l’au-delà que cette séparation est une illusion physique :
« Nous sommes tous des facettes de cette unité — nous ne faisons qu’un, et chacun de nous a un effet sur le Tout collectif. »
Si nous comprenons que nuire à autrui ou se laisser diviser revient à se nuire à soi-même, alors les structures basées sur l’exploitation mutuelle s’effondrent. La responsabilisation commence par la reconnaissance de notre lien indéfectible avec chaque être vivant.
5. L’amour de soi comme acte de résistance
Dans nos sociétés, on nous enseigne souvent que s’occuper de soi ou s’aimer est égoïste, préférant la soumission au groupe ou à l’autorité. Pourtant, Anita affirme que le manque d’amour de soi est la racine des maux du monde :
« L’égoïsme vient d’un manque d’amour de soi, et non d’un excès, car nous cherchons à compenser ce qui nous manque. Notre monde souffre de trop peu d’amour de soi et de trop de jugement, d’insécurité, de peur et de méfiance. »
S’aimer, se respecter et honorer sa propre vérité est le plus grand acte de résistance face à ceux qui veulent nous affaiblir. C’est en étant “magnifiquement soi-même” que l’on devient inarrêtable.
Conclusion
La sortie de l’ignorance et de l’endoctrinement ne se fera pas par l’adoption de nouveaux dogmes, mais par la réalisation de notre propre puissance intérieure. Anita Moorjani nous montre qu’au-delà de la peur de la mort se trouve une liberté totale et une santé éclatante. Il est temps pour l’Afrique francophone de rejeter les récits de peur qui l’emprisonnent et de s’éveiller à sa propre magnificence. Vous avez le pouvoir de guérir votre esprit et, par extension, votre nation.
Soyez Différent et rendez-vous au prochain article.