Comment reconstruire son image de soi et conquérir les sommets de demain.
Introduction
Zig Ziglar, dans son ouvrage emblématique See You At The Top, nous propose ce qu’il appelle un « Check Up from the Neck Up » (une révision de la tête aux pieds). Je veux cet article comme un appel à l’insurrection mentale. Pour sortir de la colonisation que certains portent encore dans leurs gènes, il est temps de changer de trajectoire.

L’histoire de l’Afrique francophone, et du Cameroun en particulier, est marquée par une blessure profonde qui dépasse les frontières géographiques : la colonisation mentale. Par le biais d’une scolarisation souvent conçue pour limiter les horizons et d’un bombardement médiatique incessant, une forme d’endoctrinement s’est installée. Beaucoup ont fini par accepter un récit où ils sont les éternels “en retard”. Voici quelques pistes pour en sortir.
1. Identifier les « mauvaises directions » du passé
Pendant des décennies, le récit colonial a servi de boussole, mais c’était une boussole faussée. Ziglar raconte l’histoire d’un homme perdu en route vers Meridian parce qu’un pompiste lui avait donné un plan erroné. Il écrit :
« Évidemment, je n’étais pas là parce que c’est là que je voulais être. J’y étais parce que quelqu’un m’avait donné les mauvaises directions qui m’avaient influencé négativement. » (Page 43-44, Segment I, Chapitre 2, paragraphe 4).
Pour l’Afrique, ces “mauvaises directions” sont les théories de l’infériorité et la dépendance assistée. Reconnaître que nous avons suivi un mauvais plan est la première étape pour exiger un nouveau trajet. Ce n’est pas votre faute si on vous a trompé de route, mais c’est votre responsabilité de faire demi-tour.
2. Éliminer le « Boitement du Perdant » (The Loser’s Limp)
Le conditionnement colonial a créé ce que Ziglar appelle le « boitement du perdant ». C’est l’excuse qu’un joueur de football s’invente en simulant une blessure lorsqu’il réalise qu’il ne rattrapera pas son adversaire.
« De manière caractéristique, lorsqu’une personne est victime de la “Pensée Dépotoir” (Garbage-Dump Thinking), elle développe un assortiment de “Boitements du Perdant”. » (Page 49, Segment I, Chapitre 2, paragraphe 3).
Invoquer systématiquement le passé colonial pour justifier l’inertie actuelle est un “boitement”. Pour plus de détails sur la manière d’identifier ces excuses paralysantes, je vous invite à consulter le résumé PDF complet de ce livre ainsi que la vidéo explicative que j’ai conçus pour vous aider à briser ces chaînes.
3. Activer les « cent chevaux » de puissance intérieure

L’Afrique est souvent perçue comme un continent qui a besoin d’être « tiré » par l’aide extérieure (le FMI, la Banque Mondiale, l’aide au développement). C’est l’image de ce vieil Indien que décrit Ziglar, qui acheta une magnifique Cadillac mais la faisait tirer par deux chevaux de trait parce qu’il n’avait jamais appris à mettre la clé dans le contact.
« À l’intérieur de la voiture se trouvaient cent chevaux — prêts, volontaires et impatients de partir, mais le vieil Indien utilisait deux chevaux à l’extérieur. Beaucoup de gens font l’erreur de chercher à l’extérieur pour trouver deux chevaux de puissance alors qu’ils devraient regarder à l’intérieur où ils en ont plus de cent. » (Page 41, Segment I, Chapitre 2, paragraphe 1).
Le potentiel du Cameroun et de l’Afrique ne viendra pas de l’extérieur. Il est dans le “moteur” intérieur de chaque citoyen. Le véritable pouvoir est endormi sous la poussière de l’endoctrinement.
4. La nécessité d’une image de soi saine (Le socle de la dignité)
La colonisation a d’abord été une attaque contre l’image de soi de l’Africain. On a enseigné que le succès appartenait à l’Autre. Ziglar affirme pourtant qu’aucune performance ne peut dépasser l’opinion que l’on a de soi-même :
« Vous ne pouvez pas agir de manière constante d’une façon qui est incompatible avec la manière dont vous vous voyez. » (Page 85, Segment II, Chapitre 3, paragraphe 1).
Si vous vous voyez comme un “colonisé” ou un “éternel assisté”, votre réalité sera celle d’un esclave moderne. Pour reconstruire cette image de soi brisée par des siècles de récits biaisés, référez-vous aux étapes pratiques détaillées dans mon résumé PDF et ma vidéo dédiée. Le changement commence par la perception du miroir.
5. Cesser de pointer du doigt pour reprendre le contrôle
Le narratif victimaire occidental nous encourage à blâmer les autres pour tout. Ziglar nous rappelle une vérité brutale sur la responsabilité personnelle :
« Lorsque vous avez votre index pointé vers quelqu’un d’autre, vous découvrirez qu’il y a trois fois plus de doigts pointés directement vers vous. Votre succès et votre bonheur commencent avec vous. » (Page 52, Segment I, Chapitre 2, paragraphe 2).
Le colonialisme a existé, c’est un fait. Mais le doigt qui accuse le passé ne construit pas l’avenir. Le succès commence quand on réalise que la main qui aide se trouve au bout de notre propre bras.
6. Comprendre que c’est « l’intérieur » qui fait monter
Le bombardement médiatique occidental vend une image de supériorité basée sur l’apparence, la race ou la richesse matérielle. Ziglar démonte ce mythe avec l’histoire du vendeur de ballons. Un petit garçon lui demandait si un ballon noir monterait aussi haut qu’un blanc. Le vendeur répondit :

« Fils, c’est ce qu’il y a à l’intérieur de ces ballons qui les fait monter. » (Page 66, Segment I, Chapitre 2, paragraphe 3).
Peu importe la couleur de votre peau ou votre origine géographique. Ce qui vous fera monter au sommet, c’est la qualité de votre caractère, votre foi et votre désir. Pour approfondir cette philosophie de la transformation intérieure, ne manquez pas de visionner ma vidéo de synthèse et de télécharger le PDF qui accompagne cette étude.
Conclusion
La sortie définitive de la colonisation ne se fera pas par des traités politiques, mais par une révolution de l’esprit. Comme le dit Ziglar, l’homme a été conçu pour l’accomplissement et doté des graines de la grandeur. Il ne tient qu’à nous de ne plus laisser personne déverser des “ordures” dans nos esprits.
Soyez Différent et rendez-vous au prochain article.